Bernadette et son mari habitent à Amersfoort. Ils ont deux enfants, un garçon et une fille.

En 2007, elle a remporté le prix des Bibliothèques publiques, prix décerné à la personne qui poserait la question la plus originale sur le livre "De gelukkige klas" (La classe heureuse) de Theo Thijssen. Ce prix devait être utilisé à des fins éducatives et était l'équivalent du coût de la publication d'un livre aux éditions Gopher. Ce fut l'élément déclencheur de l’écriture d'un premier roman dont elle souhaitait secrètement voir la prochaine parution. Le roman écrit en néerlandais s'intitule "Malinese mangopit", ce qui signifie littéralement : Noyau de mangue du Mali. Bernadette de Boer est née en 1953 à Hazerswoude aux Pays-Bas. Elle est la sixième enfant d’une famille de onze enfants. Elle est actuellement professeur en soins infirmiers dans une école professionnelle à Utrecht.

Trop jeune pour commencer des études d'infirmière, elle travailla dès 1970 comme assistante d’un médecin réputé, le docteur Pilon à Alphen aan de Rijn. Mais elle était fermement décidée de suivre sa vocation, et après un détour de six mois en Irlande où elle exerça un job temporaire dans un hôtel, elle a entamé sa formation d’infirmière à l’Hôpital central de Alkmaar. Elle venait d’avoir 20 ans.

En 1976, elle épouse Cees Stolwijk également originaire de Hazerswoude, et s’installe avec lui à Hilversum où elle termine ses études à la l'Hôpital catholique RKZ. Puis, elle suit un cours d’un an à l’hôpital Zonnestraal pour devenir infirmière gériatrique.

Après deux autres années d’études, elle obtint le diplôme de l’École supérieure pour la Santé sociale à Amsterdam. Ce diplôme lui ouvrit la porte de l’aventure humanitaire. En 1980, elle fut détachée par la SNV (association des Volontaires néerlandais) en qualité d'infirmière auprès du Ministère de la Santé du Mali. Bernadette rêvait de partir vers d’autres horizons et d'apporter sa pierre à l’amélioration de la condition humaine. Elle contribua ainsi à la mise en œuvre des soins de santé primaires dans un pays pauvre. Le gouvernement malien a approuvé le programme mondial de l'OMS élaboré en 1977 par les états membres à Alma Ata.

Au départ, son contrat était de deux ans, mais, la passion des rencontres humaines aidant, la mission dura six ans. À son retour aux Pays-Bas, Bernadette travailla comme infirmière sociale dans le centre-ville de Hilversum, et forte de son expérience africaine, elle apporta son concours à l'objectif B de la SNV aux Pays-Bas, œuvre de conscientisation de la population à la problématique de l'aide au développement.

De 1990-1992, elle suit à Leusden une formation de professeur en soins infirmiers à l’École supérieure d'Utrecht. Après un intermède d’un an comme directeur de la maison de retraite Saint-Joseph à Hooglanderveen, elle est actuellement professeur en soins infirmiers à l'Institut professionnel d'Utrecht, poste qu'elle occupe depuis 1998.